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Que sont-ils devenus?

18 janvier 2010 - 19:57

JUNIOR

Junior, symbole de longévité

Pétrie de talents du calibre de Sócrates et Zico, la Seleção a séduit le monde entier lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1982. D'autant qu'à son attaque et à son entrejeu magiques, s'ajoutait la virtuosité d'un latéral gauche capable de jouer du pied droit, sorte de meneur de jeu excentré. Leovegildo Lins da Gama Junior, ou plus simplement Junior, a disputé sa première épreuve reine à 28 ans. Cette année-là, qui restera à jamais gravée dans sa mémoire, il était loin d'imaginer que plus de dix années de football professionnel l'attendaient encore.

"J'ai parfois du mal à croire que j'ai évolué vingt ans en tant que footballeur professionnel dans des formations de haut niveau. C'est toute une vie", s'étonne l'homme qui fut l'un des joueurs les plus fidèles à son club de l'histoire du football brésilien. Et quel club ! Le plus populaire du pays, autrement dit Flamengo, excusez du peu. "Il ne m'est jamais venu à l'esprit de rejoindre une autre équipe brésilienne. Cela m'aurait paru inimaginable. J'ai passé toute ma jeunesse et le plus clair de ma vie professionnelle à Flamengo. Je suis très fier d'avoir contribué à écrire la page la plus glorieuse des annales du club", poursuit Junior, dont la carrière s'est étalée de 1974 à 1993. Outre le maillot rubro-negro, il a porté les couleurs de deux clubs italiens, le Torino (1984-87) et Pescara (1987-89).

Souvenirs, souvenirs...
Une comparaison rapide entre le palmarès de Flamengo et le parcours de Junior suffit à expliquer son indéfectible attachement. Il a joué un rôle décisif dans tous les grands titres remportés par les Rubro-negros, soit quatre championnats brésiliens, ainsi que la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1981. Star du meilleur club brésilien de la décennie, Junior s'était vu octroyer le monopole du flanc gauche de la Seleção. Dans le sillage d'Espagne 1982, il a reçu des douzaines de propositions européennes, jusqu'à ce que finalement, en 1984, l'offre du Torino retienne son attention. "J'avais notamment demandé un poste de milieu de terrain, c'est là que j'ai débuté dans le football. Je ne suis pas un latéral de formation. Je savais que je jouerais plus longtemps si j'évoluais dans l'entrejeu. Je voulais en profiter et je pensais déjà revenir finir ma carrière au Flamengo."

Tout a marché comme prévu : au cours de ses cinq années italiennes, Leo Junior, comme on l'appelait là-bas, a gagné tant les cœurs des supporters du Torino et du Pescara, que le respect de la presse sportive nationale, qui l'a élu meilleur joueur de la saison 1984/85. Il a pris part à une autre Coupe du Monde de la FIFA en 1986 et, à son retour au pays en 1989, ses 35 ans ne l'ont en rien empêché d'aider Flamengo à collectionner de nouveaux succès. "J'étais le seul rescapé de la génération des années 1980, alors j'ai pris grand plaisir à nos victoires en Coupe du Brésil (1990) et plus encore, dans le  Brasileirão (1992). Ce trophée m'est particulièrement précieux, car il avait la saveur d'un adieu", avoue Junior.

Junior ne se distinguait pas seulement sur le terrain, il était aussi l'âme des vestiaires, où sa gentillesse contribuait à souder le collectif. Comment ? En racontant des anecdotes, par exemple, l'un de ses points forts. "Je crois n'avoir marqué qu'un but contre mon camp, mais je me suis tellement ridiculisé qu'il en vaut facilement dix. C'était à l'occasion d'un match du  Brasileirão en 1991. On jouait contre Sport de Recife, qui était au bord de la relégation et devait absolument gagner. J'étais presque au milieu du terrain quand j'ai renvoyé le ballon à notre gardien, Gilmar. Le problème, c'est que je n'ai pas regardé avant, or lui, il se trouvait de l'autre côté de la surface de réparation. Le ballon est entré dans la cage tout doucement, et nous, on est restés là, à se regarder. On a perdu 2:1. La honte !"

Pour en arriver là...
Avant même de prendre sa retraite de footballeur, Junior était conscient de ne pouvoir vivre loin du beau jeu. "Mais je savais que je ne serais pas entraîneur. J'ai fait deux essais à ce poste (en 93/94, puis en 97), parce que Flamengo me l'avait demandé et que je n'ai jamais su dire non", raconte Junior, qui a également fait fonction de directeur du club en 2004, avant de se tourner définitivement vers le métier de commentateur télé, où il s'illustre tout autant que dans sa vie précédente.

"Quand je vivais en Italie, j'ai participé à quelques émissions de télévision. Au Brésil, je me suis définitivement reconverti à partir de la Coupe du Monde 1998. Cette profession se trouve être le prolongement parfait de ma carrière de footballeur, parce que j'adore analyser le jeu", explique Junior, qui travaille aujourd'hui sur la chaîne brésilienne Sportv. "Et en quelque vingt ans passés sur le terrain, je crois avoir appris deux ou trois trucs", conclut-il en riant !

Repères

Clubs : Flamengo (1974-84 et 1989-93), Torino (1984-87), Pescara (1987-89)
Equipe nationale : 79 matches (1979-1992)
Titres : 4 championnats du Brésil (1980, 82, 83, 92), Copa Libertadores (1981), Coupe intercontinentale (1981), Coupe du Brésil (1990), participation à deux Coupes du Monde de la FIFA (1982, 1986).

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